Quand la photographie fait de l’histoire Albert Van Ommeslaghe. Bruxelles au cœur…

Un reporticle de Georges Vercheval dans Koregos, revue et encyclopédie multimédia des arts.

« Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés…Air connu. Ce que l’on nous répète ainsi (puisque c’est un refrain) c’est que tout est mouvement et que les choses ne seront jamais plus ce qu’elles ont été. Jamais. Mais était-ce vraiment mieux avant ? Selon le point de vue, ce pouvait être moins bien…

La photographie nourrit la nostalgie. Albert von Ommerslaghe n’est pas le premier à s’être senti appelé à archiver l’environnement proche. »

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« tous les photographes ont des manies ridicules »: un article de François Bon

 » Je voudrais bien avoir ton portrait. C’est une idée qui s’est emparée de moi. Il y a un excellent photographe au Havre. Mais je crains bien que ce ne soit pas possible maintenant. Il faudrait que je fusse présent. Tu ne t’y connais pas, et tous les photographes, même excellents, ont des manies ridicules ; ils prennent pour une bonne image une image où toutes les verrues, toutes les rides, tous les défauts, toutes les trivialités du visage sont rendus très visibles, très exagérés ; plus l’image est DURE, plus ils sont contents. De plus, je voudrais que le visage eût au moins la dimension d’un ou deux pouces. Il n’y a guère qu’à Paris qu’on sache faire ce que je désire, c’est-à-dire un portrait exact, mais ayant le flou d’un dessin. Enfin, nous y penserons, n’est-ce pas ? « 

Charles Baudelaire, lettre à sa mère, Mme Aupick, le 23 décembre 1865.

A lire sur le blog Le tiers livre

 

Man Ray : l’art des rêves éveillés

Retrouvez une conférence du photographe Luc Quelin pour France-Culture en 2015.

Il « raconte l’amitié de Man Ray avec Marcel Duchamp, Paul Poiret, Berenice Abbott, Kiki de Montparnasse, André Breton…, ses débuts dans le mouvement dada, son atelier de la rue Campagne-Première, l’Hôtel Istria, son influence sur les grands photographes de mode comme Guy Bourdin mais aussi sur des artistes comme Christo (à travers ses emballages d’objets surréalistes)… »